Pourquoi les logiciels métier sous VMS sont-ils souvent meilleurs ?

Pourquoi les logiciels métier sous VMS sont-ils souvent meilleurs ?

La base des applications VMS regorge de logiciels métiers souvent inégalables en qualité.
Pourquoi et comment VMS a favorisé ces développements d’exception, en quoi ces logiciels métiers existant sous VMS sont des références, voilà l'objet de cet article.
On y évoque également la question des développements métiers se devant d’être cohérents et inattaquables.

Il ne s’agit pas de vanité mal placée, car il existe sur d'autres plateformes des logiciels métier de très grande qualité, mais un certain nombre de facteurs ont conféré des avantages particuliers à ces développements sous VMS .

Quels sont-ils ?

1. La durabilité

Bien que bon nombre de ces logiciels aient aujourd’hui disparu ou aient été remplacés, certains de ces logiciels sous OpenVMS ont traversé le temps parce qu’ils continuent à remplir avec la plus grande précision la tâche qui leur avait été assignée.
On reste impressionné en termes financiers de l’efficacité extraordinaire sur le long terme de l’investissement initial.

2. La qualité des développements

Choisir VMS et DEC supposait une culture technique bien ancrée. DEC était alors une des meilleures compagnies mondiales en termes de R&D (on lui a dailleurs souvent reproché ensuite d'être une "boite d'ingénieurs").

Dès les années 60, et dans le sillage des centres intellectuels du moment (le MIT par exemple où avait travaillé Ken Olsen) cette compagnie introduisit innovation après innovation (architectures 32 puis 64 bits, minicomputers , ethernet V1 avec Intel et Xerox en 1980, mise au point du cluster en 1983, puce Alpha en 1992, AltaVista en 1996…).

Vue aerienne du MIT à Cambridge face à la ville de Boston

Il y avait bien sûr d’autres choix possibles, mais choisir VMS et DEC était un choix d’excellence, du fait d'un environnement de développement de grande qualité.

3. La réponse aux besoins

Une application devait savoir tout faire ou presque pour son client, celui-ci n’ayant pas à l'époque à sa disposition tous les outillages existant actuellement sur le marché sous forme de « boites noires ». Une vision globale et cohérente du développement qui a à peu près disparu, qui a existé aussi longtemps chez Apple avec l'avénement du Mac, et qui a maintenant cédé la place à une prédominance d'assemblage et d'interconnexion de composants tiers de différentes origines sans recherche d'optimisation architecturale.

On peut aisément mesurer les avantages mais aussi les risques de cette nouvelle donne :
- les avantages : mise sur le marché beaucoup plus rapide car cycle de développement beaucoup plus court.
- les risques : augmentation des failles venant d'une complexité non totalement contrôlée.
Cette complexité necessiterait des tests beaucoup plus élaborés que les contraintes économiques ne l'acceptent aujourd'hui.
D'où la farandole des mises à jour incessantes, et le coût réel de revient qui n'est généralement pas celui annoncé au départ...

4. L’efficacité économique

Ces logiciels ont été ecrits en respectant un principe d’économie. Les moyens à disposition en calcul, mémoire et stockage étaient limités. Il fallait trouver les solutions les plus sobres possibles, ne consommer que le strict nécessaire.
Or nos immenses puissances actuelles ont mis le principe de sobriété à la trappe.
Double erreur :
a) comme les besoins croissent toujours plus vite que les ressources le principe d’économie s’impose.
b) les systèmes inutilement complexes présentent des risques de failles accrus.

En résumé : ces logiciels étaient sans doute plus chers à développer, mais durables et économes en ressources ! Tout ce que l'on prône aujourd'hui pour notre planète...

Mais avant tout cela, il y a la connaissance en profondeur du métier sous-jacent.
On ne peut que regretter aujourd'hui que les caractéristiques du produit livré soient souvent plus abstraites, plus immatérielles, plus déconnectées de l’usage que ne le voudrait l’utilisateur.

Le premier défi de l’informaticien est d’être capable de mettre en algorithme les cas effectifs rencontrés.
Il lui faut faire converger la demande spécifique du client et ce qu'il va lui proposer en termes de traitement informatique. C'est la « connaissance métier ».
Il faut que le client puisse prendre sous ses doigts sa nouvelle « machine » comme un simple prolongement de sa « machine ».

De par cette compétence particulière, les « derniers carrés » restant sous VMS sont souvent présents au cœur du métier de l'entreprise.
Dans les domaines de la fabrication, du suivi de production, du médical etc… où VMS excelle encore aujourd'hui, et ou la sécurité des personnes est une problématique incontournable, il n'est pas question de pouvoir se satisfaire de quelques "boites noires standard" paramétrèes comme cela peut être éventuellement le cas dans les domaines comptables et marketing.

En conclusion, certains logiciels métiers VMS sont le témoin d’une excellence particulière.
Convergence du meilleur de la science informatique pure avec les exigences métier les plus fortes.

Cet article peut être enrichi par votre propre expérience :
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